



Recherche :
a)de matériaux, banque de supports, matières, textiles, etc., que vous avez identifiés et que vous avez collectionnés. Exemples en main et en images, virtuelles (si numérique) sinon matériels.
-Broche à poules : En ayant fait des tests sur ma maquette, j’ai décidé de prendre une sorte de broche à poules avec des trous beaucoup plus petits. Cela va faciliter mon travail lors du recouvrement de papier mâché.
-Papier mâché (journal & colle fait maison à farine + eau) : C’est assez long, mais très simple à faire.
-Ficelle : Celle que j’ai utilisée pour la grande structure est un fil à coudre, donc un peu trop fragile pour mon installation finale. Puis, ce que j’ai utilisé pour attacher ma petite sphère est un mince fil de métal malléable. C’est solide, mais pas assez subtile. Je veux que ce avec quoi je vais attacher mon installation paraisse le moins possible (discret). Je dois donc penser à la sorte de fil que je devrais utiliser.
-Peinture acrylique : Peindre l’extérieur et l‘intérieur de mes structures sphériques.
b)de test techniques, matérielles ; expériences, fabrication de petites maquettes, essais visuels, exploration texture et/ou technique nécessaire à la réalisation.
-J’ai commencé une maquette pour mieux visualiser l’espace. J’ai utilisé de la broche à poule, du papier mâché et du fil pour la grande sphère. Je vais bientôt peindre l’extérieur, sûrement en blanc… Ça reste à confirmer. Pour ce qui est de la petite boule, j’ai utilisé un objet déjà en forme sphérique (une boule disco) que j’ai simplement recouvert de papier mâché. C’est beaucoup plus facile, alors si je pouvais trouver des objets ronds ou ovales dans les magasins, je les utiliserais pour les 4 autres boules qui font parties de mon installation (l’intérieur peut être pleins, mais léger). Contrairement à la grande boule (la principale pièce de l’installation), qui se doit d’être vide à l’intérieur pour que le spectateur puisse y entrer sa tête.
-Avec les deux petites boules que j’ai faites (une parfaitement ronde et une boule ovale), j’ai opté pour une forme plutôt ovale, car cela s’apparente plus à une tête et c’est le lien que je veux faire avec l’aspect extérieur de mon installation. Le problème de la maladie mentale se situe dans le cerveau (on ne sait pas exactement où, mais sa se passe dans la tête). C’est aussi pour cela que ce sera le seul membre du spectateur impliqué dans l’installation si je peux dire. Également, la maladie mentale touche beaucoup de personnes, il ne faut donc pas fermer les yeux sur ce problème. C’est de là que me vient l’idée de suspendre plusieurs boules et non une seule. Même si le spectateur ne peut entrer sa tête que dans une seule, il pourra utiliser son imagination afin de s’inventer ce que pourrait contenir les autres. J’aimerais le pousser à y réfléchir et à s’intéresser aux autres structures.
-En faisant ma maquette, je me suis rendu compte que pour construire ma structure principale, je devrai la couper en deux pour suspendre les objets à l’intérieur, peindre les parois, insérer la lumière, etc. Ce sera une difficulté pour ensuite rassembler les deux parties. À voir…
c) et explorations visuelles : rendu et essais sous formes de dessins, montages, maquettes 2D ou 3D et/ou numériques.
-Forme de mon installation (5 structures distinctes dont une avec une ouverture pour que le spectateur y insère sa tête.)
-Croquis (escaliers en colimaçon sur les parois de la grande sphère, couleur en accord avec le bleu ciel et le blanc, yeux évitant le regardà inspiré d’un petit garçon avec qui je travaille, etc).
-Essaie de nuages à l’acrylique (pour le sol de ma grande sphère)
PROJECTION D’UN UNIVERS MALADE
Le sujet que j’ai choisi pour réaliser mon projet est la maladie mentale, plus précisément le côté étrange et mystérieux lié à ces maladies (les scientifiques se questionnent sur la provenance de cette maladie, les personnes dîtes «normales» souffrent d’une incompréhension totale face à ses maladies, etc.) Il sera donc question des rapports entre les humains dans la société (personnes atteintes et les autres «normaux») : je veux briser les conventions sociales. Généralement, l’humain fonctionne d’une manière telle que quand il ne comprend pas quelque chose ou que c’est trop différent de lui, en l’occurrence la maladie mentale, il le ridiculise ou n’y porte aucune attention. Je veux donc créer une grande installation (une grande boîte) où le spectateur devra entrer complètement et se laisser emporter par l’atmosphère étrange, afin qu’il soit confronté directement à cet autre univers totalement différent du sien.
De ce que l’on sait des maladies mentales, le trouble serait situé dans le cerveau, et il provoquerait une déformation de la réalité; certaines perceptions du malade seraient fausses. Je veux donc me pencher sur cet élément dans mon installation (les perceptions sensorielles). J’ai donc eu plusieurs idées concernant le contenu de la «boîte» et la boîte elle-même. Premièrement, j’ai pensé à ce qui est près de moi; les enfants dont je m’occupe et à leurs comportements. Je vais donc faire une boîte, une petite boîte où le plafond sera relativement bas pour représenter l’étouffement, l’isolement (les autistes veulent jouer seuls, s’isoler ainsi que les schizophrènes qui s’isolent, qui perdent leurs contacts sociaux, etc). Cette boîte serait donc la représentation de ce qui pourrait y avoir dans la tête d’une personne malade. En ce qui a trait aux fausses perceptions, l’univers surréaliste me nourrit beaucoup. Mon installation ne serait donc pas un endroit identifiable. Par exemple : ce pourrait être une pièce qui ressemblerait à une pièce dans une maison, mais avec pratiquement aucun objet en rapport avec l’endroit habituel. Un plancher peint de façon à recréer un ciel, des parapluies au plafond, un escalier menant nulle part, des miroirs modifiés afin de tromper le spectateur, etc. J’aimerais aussi rajouter du son (je ne sais pas encore quel genre). Finalement, j’ai aussi pensé à jouer avec la lumière. Premièrement, limiter les sources lumineuses pour que ce soit encore plus mystérieux et peut-être aussi projeter de la lumière sur des objets, créant ainsi des ombres ayant des formes bizarroïdes. De plus, pour ce qui est de l’incompréhension de la société face aux enfants, adolescents et adultes atteints de la maladie mentale, peut-être que je rajouterai de l’écriture indéchiffrable ou des dessins esquissés sur les murs.
En ce qui a trait aux courants artistiques et mouvements qui pourraient se rattachés aux thèmes que je veux exploités dans mon projet, il y aurait le surréalisme et l’art relationnel. Un des fondateurs, si je peux dire, du surréalisme est sans aucun doute André Breton. «En juillet 1916, Breton, médecin auxiliaire à Nantes, est affecté sur sa demande à l’hôpital psychiatrique de Saint-Dizier, où sont réunis des soldats rendus fous par la guerre et des détenus en instance de jugement. C’est là qu’a pris naissance la pensée surréaliste (…) Ses lettres d’août 1916 à Paul Valéry, Guillaume Apollinaire et Théodore Fraenkel montrent combien Breton, déjà poète, étai attiré par la connaissance des mécanismes étranges de l’esprit.» Des thèmes comme le délire, l’hystérie, la démence précoce et la paranoïa sont très présent dans le surréalisme et cela recoupe donc mon sujet. Aussi, le mouvement artistique de l’art relationnel rejoint l’angle d’approche que j’ai choisis pour mon projet. «L'art relationnel est un mouvement artistique contemporain, apparu au début des années 1990, théorisé par Nicolas Bourriaud dans son Esthétique relationnelle, publié dans la revue Documents sur l'art dès 1995, puis réuni en volume en 1998.» L’art relationnel se base sur des concepts de relations humaines, de rencontres, de proximité et de la résistance au formatage social. C’est une esthétique de l’interhumain, où l’accent est mis sur l’expérience de la relation sociale. Pour résumer, l’art relationnel est une «théorie esthétique consistant à juger les œuvres d'art en fonction des relations interhumaines qu'elles figurent, produisent ou suscitent.» (http://www.lespressesdureel.com/) Ce qui est directement en lien avec les rapports sociaux entre personnes atteintes de maladie et personnes saines.
À VOIR: sur le site http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_relationnel (Il y a là pas mal d'infos sur le mouvement et une liste de plusieurs artistes en lien avec celui-ci.)
Pour ce qui est des artistes en lien avec mon sujet, au début je n’avais trouvé qu’un photographe nommé Alain Barnole travaillant avec l’association «Autour de Marie» pour soutenir un enfant autiste. J’admire ce qu’il fait, car il le fait pour une bonne cause et ses photos sont esthétiques, mais elles représentent l’autisme et ce n’est pas ce que je veux faire, représenter tel quel les symptômes de la maladie. Exemple :
J’ai découvert trois autres artistes par contre très intéressants : Jean Dubuffet, artiste français associé au courant de l’«Art Brut», Nicole Jolicoeur, artiste québécoise qui travaille sur le thème de l’hystérie et Yann Dumoget, artiste rattaché au mouvement de l’art relationnel. Jean Dubuffet s’est beaucoup inspiré de dessins faits par des gens en asile. Effectivement, «la fascination de Dubuffet pour la production picturale des malades mentaux, des prisonniers et des enfants l'amènera à développer un art dégagé de la sécheresse des codes bourgeois et de l’intellectualisme » Il est en fait un peintre, sculpteur et plasticien. Voici un exemples de ses œuvres :

réalisé en 1969-70
En ce qui a trait à Nicole Jolicoeur, elle fait du dessin, de la photographie, de la vidéo, de l’installation ainsi que de l’écriture. Il y a notamment un extrait d’un de ses textes, Le je/nous de Madeleine, que je trouve très intéressant et qui se trouve sur le site :
http://www.museevirtuel.ca/Exhibitions/Science/Francais/jolicoeur-texte.html
Elle y explique aussi l’œuvre ci-dessous qui porte sur le thème de l’HYSTÉRIE que je trouve particulièrement captivante.
Nicole Jolicœur, Petite prose I, II et III, 1998, épreuve argentique, 120 x 120 cm/ch. © Galerie de l'uqam
En ce qui a trait à Yann Dumoget, son art est très orignal. Adepte de «l’esthétique relationnel » soumis par Nicolas Bourriaud, Dumoget fait participer son public pour que ses oeuvres soient complètes. « Centre d'un dispositif de mise en relation, ses toiles sont à envisager comme un espace social cherchant à donner à voir les enjeux d'un " être ensemble " symbolique. À l'heure du clonage et de la mondialisation néolibérale, elle (sic) sont pour Yann Dumoget un moyen de se pencher sur le caractère indispensable de la diversité et du partage comme conditions de toute vie en société. » J’aime beaucoup dans son approche le fait de faire participer le public à son œuvre (comme si on était un tout). Même si je n'aime pas vraiment le visuel de ses oeuvres, j'aime le concept en arrière de celles-ci.
Finalement, je trouve que l’univers des artistes surréalistes est vraiment inspirant. Par exemple, des artistes comme Dalì et Magritte me fascine.
Dalì, Galatée aux spheres (1952)

Et voici où j'en étais pour le visuel. Ce que je voulais vraiment faire de mon projet était encore incertain, mais j’avais déterminé plusieurs possibilités : Je voulais indubitablement faire une grande installation comme je l’affirmais dès le début de mon projet et cela dans l’école. J’aimais aussi beaucoup le principe de faire participer le public à l’œuvre, le faire interagir, etc. J’aimerais donc qu’il puisse se promener dans l’œuvre ou y ajouter quelque chose, ce qui pourrait exprimer le fait qu’il faut briser les barrières, que nous sommes tous humains (personnes malades & personnes saines d’esprit). Finalement, je voulais intégrer de la musique pour rajouter de l’ambiance au monde imaginaire créé comme je l’avais déjà précisé.
Après avoir continué mes recherches, je crois vraiment poursuivre dans cette voie. Je pense toujours faire une grande installation et j'aimerais aussi qu'elle contienne une partie sonore. En fait, j'aimerais focusser sur nos 5 sens étant donné que la maladie mentale est directement lié avec de fausses perceptions (nos sens). L'artiste Jean Dubuffet dont j'ai parlé plus haut continu de m'inspirer. En fait, je trouve son oeuvre Jardin d'hiver vraiment intéressante, par rapport à l'espace utilisé, l'environnement.
J'ai axé ma réflexion cette semaine plus sur l'environnement; dans quel espace, où exactement je voudrais faire mon installation et une artiste du nom de Anish Kapoor m'a vraiment poussé à m'intéresser à la notion d'espace. (Joue avec les miroir, les creux, le vide)
À VOIR: Le site officiel de l'artiste... Oeuvres grandioses, essais très intéressants et entrevues pertinentes. http://www.anishkapoor.com/
Exemples:



Je voulais créer un malaise (un peu le même malaise qui peut survenir entre une personne atteinte de maladie mentale et une personne «normale»), j'ai donc pensé à créer une genre de boîte où le public pourrait rentrer: une petite boîte presque toute fermé (étouffement). Ce qui aurait rapport justement aux jeunes enfants autistes qui sont très renfermés sur eux-même, qui ne sont pas très sociables. En général, ceux-ci ont tendance à s'isoler --> jouer seul (c'est un peu le même processus avec la schizophrénie: isolement). Donc j'ai plus pensé ici à la forme global que va avoir mon oeuvre.
Au début, le sujet sur lequel je voulais me pencher pour la création de mon projet d’intégration était l’autisme, car j’ai commencé dernièrement à travailler avec de jeunes enfants atteints de cette maladie fascinante et il m’est donc possible de me servir de mes expériences personnelles afin d’enrichir mes connaissances sur le sujet et par le fait même, d’enrichir mon projet. En fait, ce trouble a depuis toujours piqué ma curiosité surtout à cause du mystère entourant cette maladie (questionnement sur la provenance, leur monde imaginaire, etc.) De plus, la schizophrénie dont souffre un membre de ma famille m’a toujours intéressé de la même manière que l’autisme. J’ai donc décidé finalement d’élargir mon sujet et de faire mon projet sur la maladie mentale. Je vais me pencher plus spécialement sur le côté étrange et mystérieux, sur l’incompréhension qu’ont les gens dits « normaux » vis-à-vis ces personnes atteintes de maladies mentales. Ces êtres où leur réel ne semble en rien au nôtre, où la réalité est déformée et où parfois, certaines perceptions de la réalité sont fausses. Cependant, ce qu’il ne faut pas oublier c’est que ces humains atteints par ces maladies peuvent contenir en eux une grande intelligence et une grande richesse (ex. : don d'une grande capacité sensorielle). Il ne faut pas s’arrêter aux apparences, ce que plusieurs font. On les sépare souvent de nous, de notre monde, car ils sont trop différents. Condamnés au rejet, ces enfants, adolescents et adultes doivent toujours faire face à l’échec, car notre société ne permet pas assez de les inclure. Je veux, par le biais de ce projet, amener les gens à avoir une plus grande ouverture d’esprit et de moins s’en tenir à des conventions ; il fait parfois les briser ces conventions! L’humain a peur de ce qu’il ne connaît pas, il craint l’inconnu. C’est pour ça que ces gens atteints de maladies mentales n’ont pas tout le soutien et l’aide dont ils auraient besoin. L’humain fonctionne de cette manière : quand il ne comprend pas quelque chose ou que c’est trop différent de lui, souvent il le ridiculise ou n’y porte tout simplement aucune attention.
Je ferai donc ce projet dans le but de confronter le public à un tout autre univers, différent du leur mais tout aussi captivant et surprenant, afin de créer un malaise qui l’obligera à réfléchir et à se sensibiliser. Le courant artistique qui me vient tout de suite à l’esprit quand je pense à mon projet et qui m’attire vraiment est le surréalisme. Des artistes comme René Magritte m’ont toujours fasciné et c’est pourquoi j’aimerais m’en inspirer. Je pense soit faire mon projet sous la forme d’une imposante installation dans l’école (recréer un monde imaginaire et fantaisiste à l'aide d'image, de sons et peut-être même de lumière) ou bien faire une grande peinture en intégrant d'autres éléments (exemple: musique). Cela reste encore à déterminer.